Pour piger de quoi qu'on cause, on est prié d'aller relire les entrées précédentes :
Où en sommes-nous aujourd'hui, alors que la première incarnation de l'attraction vient de souffler ses vingt bougies ? Hein ? Eh bien, les choses n'ont pas vraiment bougé à la vitesse de la lumière. On parle toujours d'un hypothétique Star Tours 2 mais ça relève un peu de la chasse au serpent de mer arlésien.
Certes, Tonton George a bien déclaré en 2005, tout juste après la sortie de l'Épisode III, qu'il envisageait de redonner un coup de jeune à l'attraction. La technologie actuelle permettrait de pousser l'enveloppe jusque dans des recoins insoupçonnés. Au lieu des centaines de mètres de pelloche 70mm embarqués sur chaque simulateur, le tout-numérique, si cher à Lucas, pourrait offrir une qualité et une fiabilité de projection inégalée et, cerise sur le gâteau, donner enfin la possibilité de choisir la destination du Star Speeder 3000... On peut rêver.
Concrètement, que s'est-il passé depuis 1995 ?
Calme plat en Californie et en Floride.
Au Japon, on a construit une passerelle enjambant l'artère principale de Tomorrowland à la sortie de l'attraction pour rejoindre une pizzeria aux proportions galactiques. En chemin, on peut apercevoir des vidéos vantant d'autres destinations de Star Tours. Il s'agit en fait de vieux films récupérés à Epcot après la fermeture en 1999 de l'attraction "Horizons".
En France, la zone portuaire "post show" a vite lassé le public. Elle est remplacée aujourd'hui par une banale arcade de jeux vidéos (où on trouve quelques titres Star Wars).
L'installation de l'attraction à Hong-Kong Disneyland n'est pas au programme pour l'instant.
Hasbro, le fabricant de jouets, a édité une gamme de figurines à l'effigie des robots de l'attraction. On trouve aussi une réplique miniature du Speeder.
La mode des simulateurs s'est un peu étiolée. Ayant bossé comme scénographe pour les parcs de loisirs pendant pas mal de temps, croyez-moi que j'ai pu en essayer. Des rigolos autant que des super tartouilles. On m'a bassiné les oreilles avec celui de Retour vers le Futur aux parcs Universal. Malgré le respect pour feu Doug Trumbull, son réalisateur, je trouve que la sauce n'a jamais vraiment prise.
Dans le genre, Star Tours reste en tête.
Mais il joue des coudes avec un p'tit nouveau qui s'appelle Stormrider, qui est installé... à Tokyo DisneySea, le parc voisin de Tokyo Disneyland. Décidément.
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(photo © Disney/LFL)
